JAM (Michel Boisvert) artiste chercheur en arts visuels au Québec.

Démarche artistique juin 2024

www.jam.quebec

 

 

La pauvreté artistique du Québec

 

 

Texte de JAM artiste chercheur en arts visuels

Verdun, le 19 juin 2024

 

C'est par manque d'éducation sociale, que la pauvreté permanente des artistes québécois ne s'améliore pas avec le temps.

Depuis cinquante ans, les différents partis politiques au pouvoir, investissent dans l'infrastructure artistique uniquement pour se donner l'air d'investir en art. Cet argent va dans la pierre et le béton, les salaires des travailleurs en art ne se souciant jamais des artistes qui sont la pierre angulaire de l'art.
La mentalité des meneurs autant politiques que financiers, véhiculent depuis des centaines d'années cette pensée méprisante envers l'art qui est de projeter l'idée que les artistes ce sont des traine savates, des gens qui n'ont aucune ambition, qui contestent le pouvoir en place et qui n'apporte rien à l'économie du Québec. Ils véhiculent la pensée que les artistes doivent être subventionné pour que le Québec affiche un art contrôlé par des programmes d'aide, apportant ainsi un mensonge répété de générations en génération dans le peuple qui se laisse laver le cerveau sans se plaindre de la mauvaise qualité de l'art puisque personne au Québec ne va plus loin que de gober ce que disent les experts qui contrôle la pensée québécoise en art.

C'est pour remédier à cela que l'artiste indépendant existe.

L'artiste indépendant n'a pas de compte à rendre à une pensée globalisante et dictatoriale parce que sa pensée se situe au niveau de l'éducation du peuple. Ces artistes ce sont des chercheurs qui ont l'ambition d'être différents de ceux et celles qui font partie du groupe sélect qui est soutenu par l'argent.
La recherche en art dans ce cas, consiste à travailler dans l'ombre tout en s'impliquant au seuil de la communauté sous forme de bénévolat en art. Ils ne reçoivent pas de salaire et ils ne vendent pas d'oeuvres. Ils ont un salaire de survie en effectuant des petits travaux qui leur rapporte assez pour payer leur loyer, pour se nourrir, pour subvenir à leurs besoins de base de survie. Ils travaillent confronté au mépris des autres artistes vivant dans le luxe.
Ce mépris consiste à s'accorder des diplômes, des prix, des médailles, tout en s'assurant de faire partie du grand livre des gens célèbres qui vont passer à l'histoire du Québec.

L'éducation doit obligatoirement avoir deux côtés.
Faire partie de la richesse est un côté et faire de l'art pour l'art est un autre côté.

Il est tout à fait obligatoire que l'éducation du peuple perçoive qu'il ne peut pas exister en un seul côté. L'art ce n'est pas la version enseignée par l'élite. L'éducation doit comprendre au minimum une pensée et son contraire.
Au Québec, le peuple est gardé dans l'ignorance de l'art expressément comme une arme utilisée par l'élite contre l'art et ses multiples versions. L'élite au Québec, considère qu'elle est la seule responsable de l'éducation artistique du peuple.
Cette éducation rejette tout ce qui ne va pas dans le sens de son existence comme élite. Elle ment au peuple en considérant que le peuple n’à aucun autre droit légitime que de lui obéir sans remettre en question son jugement des valeurs humaines. L'art étant exclusivement sous son contrôle, les artistes qui veulent faire connaître leur version de l'art, n’ont pas accès aux infrastructures donc ne peuvent pas communiquer leur version de l'art. Ils doivent se contenter d'exister dans l'ombre sans jamais être dans la lumière. Tout ce qui brille en art est soutenu par la richesse qui gouverne nos gouvernements successifs et doit obligatoirement faire partie de la pensée de l'élite pour demeurer favori et profiter de la richesse.

 

michelboisvert16@gmail.com